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Chapitre 3 03

Outré, était le mot exacte pour définir l'expression du visage de toutes les personnes présentes. Aucun d'entre eux ne s'attendaient à se que je refuse, il devait sûrement penser que j'aurais été beaucoup trop apeuré pour contester ou bien que j'aurais accepté pour ne plus être une solitaire. L'Alpha lui ne laissait paraître aucun sentiment mais même s'il ne montrait rien j'étais sûre que mon refus ne lui avait pas fait plaisir.

- Je vais te laisser une seconde chance. Il disait les dents serrés. Soit tu rejoins ma meute, soit on te garde prisonnière le restant de tes jours.

- Je serais prisonnière même si je venais à rejoindre cette meute.

J'avais littéralement craché ces mots et avant même de pouvoir comprendre se qui se passait, des gardes me prenaient pour me ramener dans la grange. J'essayais de me débattre mais impossible de me défaire de leurs prises. Ils me poussaient à terre comme un vulgaire chiffon puis me laissa seule avec moi-même dans cette endroit glauque.

Furieuse, je tapais dans le mur qui s'enfonça avec le choc. Doucement la rage me prenait, mon pouls s'accélérait tandis que ma respiration se faisait plus forte et exagérée. Je me laissais tomber au sol, sentant mes griffes pointer le bout de leur nez pendant que des poils le faisaient au niveau de mon visage. Je hurlais à pleine puissance lorsque mes os commençaient a craquer et que mon corps lui changea. Ces chiens n'avaient pas le droit de me garder contre mon grès, j'avais été libre jusqu'à maintenant et je refusais d'abandonner ma liberté.

Une fois la transformation faites, je laissais libre court à ma louve de détruire tout se qu'elle pouvait. La seule chaise en bois qui trônait dans la pièce avait été la première chose à subir, quant aux murs qui étaient déjà bien abîmée, là ils l'étaient encore plus. Il n'y avait plus aucune retenu dans mes mouvements et ma vue s'était assombris telle le noir que je broyais en ce moment même.

Plusieurs fois je fonçais dans la porte pour essayer de la détruire mais elle était beaucoup trop bien bâti pour que je puisse y arriver. Ça me frustrait encore plus alors je continuais encore un peu, mais je commençais de plus en plus à me fatiguer. Mes forces me quittaient au niveau des jambes, je n'avais pas d'autre choix que de me laisser tomber sur le sol qui regorgeait de paille. Il me fallut peu de temps pour m'endormir profondément et rejoindre un monde imaginaire où ma vie était beaucoup plus intéressante que la réalité.

...

Les semaines passaient et j'avais le droit tout les jours à la visite de Levy. Depuis ce fameux jour, je n'avais plus revu l'Alpha malgré que je sentais sa présence dans les parages. Même s'il n'était pas intense, le manque et la douleur était là à cause de ce fichu lien. Je ne mangeais pas des masses, mais je pense que la vrai raison était le faite que j'en pouvais plus d'être enfermé. Anathé aussi avait du mal à se contrôler, elle avait besoin de sortir et de se dégourdir les pattes.

Elle devenait plus agressive même si elle en avait pas forcément envie. Je l'admirais parce que malgré le lien et le manque d'air elle faisait quand même son maximum pour ne pas s'énerver contre moi. Elle faisait tout son possible pour qu'on reste unis et forte toutes les deux.

Je tournais en rond ici et j'aimais de moins en moins l'idée de rester dans cette pièce le restant de mes jours. Il fallait que je trouve une solution mais c'était vraiment trop compliqué car ils avaient des yeux partout.

La porte s'ouvrit et je ne fus pas surprise de voir Levy, se qui me surprenais c'était qu'elle n'avait pas ce plateau repas qui l'accompagnait depuis le début. Elle s'avança jusqu'à moi puis m'intima de me lever pour la suivre. Elle n'était pas seule car dehors il y avait deux autres loups. J'étais étonnée de voir que nous quittions la demeure de l'Alpha, mais l'endroit où elle m'emmenait n'était pas beaucoup plus loin. Doucement, je me réveillais accompagnée d'un mal de tête. Je ne reconnus pas de suite l'endroit où je me trouvais car je n'étais pas habituée à ma nouvelle chambre. Il faisait nuit dehors, cela devait faire un bon moment que je dormais. Les souvenirs me revint subitement et avec ça une intense douleur dans la poitrine. Ces dernières paroles avaient été si cru, je n'arrivais pas à le croire qu'il pouvait me détester autant. C'était moi qui était sensé le haïr et pas le contraire.

L'image de Anathé recroquevillé dans un coin de ma tête me brisa le cœur. Elle était si triste et de savoir que c'était à cause de lui ça m'énervait encore plus. Lorsque je me rendis compte que j'étais dans mon lit, je me demandais comment j'avais atterri là ? Ne me dîtes pas que ce chien m'avait porté, donc touché ? J'essayais vraiment d'être en colère cependant, d'un autre côté je rougissais d'imaginer ses mains sur mon corps.

Cette sensation était vraiment horrible, vouloir détester quelqu'un mais à cause d'un stupide lien le désirer lui également. C'était horriblement déplaisant, je me sentais faible de ne pas pouvoir contrôler mes sentiments. Comme une moins que rien.

Je savais maintenant pourquoi il me gardait également. Par égoïsme, car monsieur avait besoin de moi pour calmer son loup et donc de garder sa puissance ainsi que son contrôle. Je détestais cette déesse, que j'avais toujours admirer, de m'avoir donner un âme-sœur comme lui. Pourquoi moi, qui avait toujours été seule on m'avait donné quelqu'un qui ne me voulait pas ? J'avais l'impression d'être ce fruit pourrit que tout le monde évitaient dans un panier remplis.

Je les haïssais tous et ils allaient regretter. Je me levais précipitamment et courrais vers l'étage du bas. Il fallait que je parte et peu importe qui se mettrait en travers de mon chemin, je le tuerais. Je sentais du sang couler le long de ma bouche, cela voulait dire que mes canines étaient sortie. Je mutais petit à petit et je ne comptais pas m'arrêter.

J'ouvris la porte à la volée mais d'un seul coup je m'arrêta net. Abasourdis par la personne qui se trouvait devant moi et qui s'apprêtait a toquer. Le choque m'avait calmé en une fraction de seconde seulement, mes canines et mes griffes s'étaient rétractée elles aussi. J'avais du mal à respirer, comment cela pouvait être possible ?

J'avais quatre ans la dernière fois que je l'avais vu et pourtant, je me rappelais encore très bien d'elle.

- Bonsoir Keren.

- M-Mamata ? Je demandais bouche-bée.

Mamata était l'ancienne manitou de ma meute, elle rendait souvent visite à mes parents lorsqu'ils étaient encore en vie et ses tatouages au visage m'avais toujours marqué. Je l'a pensais morte comme tout le monde, alors la voir devant moi âgée mais en pleine forme, me foutais un coup.

J'étais incapable de bouger, toute ma vie j'avais pensé être la seule de ma meute à avoir survécu. Et puis là finalement, je découvrais que non. Une larme s'échappa et coula le long de ma joue mais Mamata l'essuya. Elle avait toujours été comme une seconde mère pour moi et la voir ici remplissait de joie mon cœur qui s'était éteint.

- Jeune fille, tu as bien grandit depuis, je peux entrer où tu comptais t'en aller ? Dit-elle munit d'un clin d'œil.

Je me décalais et la laissais entrer sans trop vraiment y croire. Elle s'installait sur le canapé et me fit signe de la rejoindre en tapotant sur sa gauche. Je m'empressais d'y aller et immédiatement elle me prit dans ses bras. Ça faisait tellement du bien, j'avais l'impression de revivre.

Si elle était là, est-ce que cela voulait-il dire qu'elle faisait partie de cette meute ? Ou bien m'avait-elle seulement retrouvé et donc elle était là sans que personne ne le sache ? Je me posais tellement de question que ma tête allait exploser. Anathé n'avait toujours rien dit, je me demandais comment elle allait.

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  1. Chapitre 1Chapitre 1 01
  2. Chapitre 2Chapitre 2 02
  3. Chapitre 3Chapitre 3 03

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