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Chapitre 2
« C'EST UNE PTAIN DE FOLIE ! » pesta Maximus en ajustant sa cravate, avant de jeter un coup d'œil à l'heure sur sa montre de luxe. « Baisse d'un ton, Maximus, c'est ce que j'ai trouvé de mieux. Beaucoup de mes connaissances ont été dans la même situation que toi » dit son meilleur ami et assistant Héctor, qui était son complice dans toutes ses affaires. Ils se connaissaient depuis l'âge de 10 ans. « Tu verras que dans quelques jours, tu auras une épouse soumise, magnifique, avec de belles courbes et une jolie poitrine. Tu auras un enfant, tu divorceras en lui laissant une coquette somme d'argent et le tour sera joué, tout le monde sera content. Tu dois te sacrifier pour la famille, tu ne peux pas perdre ta place pour une chose aussi simple. » « C'est ce que tu crois ! » Maximus s'apprêtait à ajouter quelque chose lorsque la patronne ouvrit la porte, ce qui fit taire les deux hommes. Pendant ce temps, Rosie sentait l'air lui manquer ; elle avait l'impression de retourner dans le passé, vers ce douloureux souvenir qui l'avait transformée à jamais. « Rosie, Rosie ?! » l'appela sa patronne, ce qui extirpa la jeune fille de ses pensées. Elle lui tournait le dos, alors elle ravala sa salive. Cela faisait des années qu'elle évitait de se retrouver face à Maximus, car elle était restée blessée, le cœur plein de rancœur à cause de ses paroles de rejet à l'époque. « Oui ? » demanda-t-elle en contractant la mâchoire. « Je vous présente Monsieur Livingston, le CEO de l'entreprise Livingston Aurea Fashion, l'homme d'affaires le plus courtisé de New York. Il a besoin de nos services, ce qui est un grand honneur pour moi, Monsieur, de vous recevoir au sein de mon agence Les Fées de l'Amour. Rosie est la meilleure, c'est pourquoi je vous l'attribue. Elle saura répondre à toutes vos attentes pour trouver votre épouse. » En entendant cela, Rosie sourcilla. Elle refusait catégoriquement de le regarder. C'était comme faire un bond en arrière. Sa seule envie était de lui asséner un coup de talon sur la tête pour punir son insolence, cette humiliation et ce rejet passés. Mais elle se dit que peut-être il ne se souvenait pas d'elle ; après tout, elle était toujours passée inaperçue aux yeux des autres. « Rosie… » murmura sa patronne entre ses dents, si bien que la jeune femme aux yeux vert émeraude n'eut d'autre choix que de se retourner avec un air sérieux, prenant les choses très à cœur puisqu'il s'agissait malgré tout de son travail. Dès qu'elle posa les yeux sur lui, son cœur s'emballa. C'était bien lui, séduisant et élégant comme toujours, bien qu'affichant ce même tempérament de glace. De son côté, Maximus fronça légèrement les sourcils ; la couleur des yeux de Rosie était envoûtante. « Enchantée, Monsieur Livingston » elle ne tendit pas la main pour le saluer. « Je vous promets que vous aurez l'épouse de vos rêves » dit-elle avec un sarcasme que Maximus perçut instantanément, lui qui était pourtant le roi en la matière. « Bien… nous vous laissons seuls » dit Héctor pour s'éclipser avec Scarlett. Ils se connaissaient depuis longtemps et souhaitaient s'isoler. Rosie s'apprêta à sortir son agenda et son stylo mauve. « Monsieur Livingston, je tiens à ce que vous sachiez que je prends mon travail très au sérieux. Ma patronne m'a indiqué que la rémunération serait excellente, j'estime donc que cette tâche sera simple pour moi. » « Savez-vous à qui vous vous adressez avec une telle attitude ? » Maximus en profita pour la détailler de la tête aux pieds. Rosie mesurait 1,65 m, ses cheveux étaient d'un blond naturel et ses lèvres étaient charnues et provocantes ; cependant, sa tenue vestimentaire était plutôt déplaisante pour un homme comme lui, pour qui la mode représentait tout son univers. « Parfaitement ! L'homme le plus courtisé de New York, celui pour qui toutes les filles soupirent ! » lança-t-elle sur un ton moqueur avant de reporter son attention sur son carnet. Le regard de Maximus la rendait nerveuse, même si elle le dissimulait à la perfection. « Un détail important que vous souhaiteriez chez votre future épouse ? » Maximus lui lança un regard noir. Elle ne le regardait pas comme les autres femmes ; dans un autre contexte, elle aurait dû se montrer ravie et s'effondrer de bonheur à l'idée de travailler pour lui. Mais elle semblait n'avoir cure de l'identité de Maximus Livingston. « Vous avez un putain de problème ? » demanda-t-il d'un ton grave. « Aucun, Monsieur » répondit-elle en griffonnant de fausses notes sur son carnet. « Votre attitude laisse grandement à désirer. On pourrait jurer que vous brûlez de me dire autre chose… » il plissa légèrement les yeux, en train de l'analyser. « La seule chose que j'ai à dire » elle leva les yeux pour le regarder en face et l'atmosphère devint quelque peu tendue entre eux, ce qui était extrêmement étrange « c'est qu'il est évident... que vous cherchez une épouse avec des courbes généreuses, une forte poitrine, des cheveux parfaits et habillée à la mode, n'est-ce pas ? Ne vous en faites pas, Monsieur Livingston, demain je vous présenterai des options. Quelque chose d'autre ? » elle soutint son regard, le défiant ouvertement. Maximus crispa sa mâchoire. C'était la première femme de sa vie qui s'adressait à lui comme s'il n'était personne. La façon dont elle le regardait, lui parlait et cherchait à prendre le contrôle le mettait en colère. « Vous croyez me connaître pour dire ça ? » demanda-t-il en croisant les bras. « Je suis une conseillère conjugale professionnelle et j'étudie toujours le profil des clients qui me sont attribués. Bien que dans votre cas... Votre réputation parle d'elle-même à travers les femmes que vous fréquentez et que les paparazzi s'empressent de capturer comme l'événement du jour. » « Laissez-moi vous dire, Mademoiselle... » « Harper » ajouta-t-elle en le voyant hésiter. « C'est ça, Harper. Vous avez beau être conseillère et professionnelle autant que vous le prétendez, je ne tolère pas votre comportement. Vous êtes renvoyée. » En disant cela, il se retourna pour s'en aller. Rosie ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes. Elle était sur le point de laisser partir l'homme qui s'était moqué d'elle des années auparavant, mais aussi son salut financier et peut-être cette promotion qu'elle désirait tant.
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