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Chapitre 2
Il me fallait un point de chute au plus vite et qui de mieux que : L’ARGENT ! Du moins c’est ce que je croyais. D’ailleurs même je crois toujours que tout de ce monde repose sur l’argent excepté l’amour, la vie et la santé car ils sont des dons de Dieu.
L’argent, quel mystère !
Condamné sous le nom de capital par ceux qui n’en n’ont pas, racines de bien des problèmes ou baromètres de la situation, il est pourtant souvent la réponse à nos problèmes. Car c’est grâce à l’argent et aussi grâce à mon corps que j’avais pu finir le lycée et me donner un bon statut financier. Non je ne me suis pas prostituée ! Loin de là, j’ai connu l’amour, mon premier amour.
Stéphane était un charmant jeune homme de la trentaine qui été plein aux astres grâce à l’héritage que lui avait légué son défunt père. A tout juste trente un ans, il était propriétaire d’un vaste empire immobilier. On s’était rencontré par hasard et notre amour l’un pour l’autre avait jailli. Il m’avait loué un appartement luxueux et avait fait de moi une femme, sa propriété privé. Pendant quatre années, nous vivions le parfait amour. Tout était beau, nous mangions l’amour et aussi son argent car pour moi, il dépensait sans compter. Mon compte en banque grossissait chaque mois et ma beauté n’avait d’égale que celle de la déesse de l’amour dans toute sa splendeur. Comme quoi : l’eau lave mais l’argent rend propre. Je me sentais poussée des ailles dans ce que je prenais comme mon bonheur éternel ! Pourtant tout est vanité !
Je dînais avec mon homme dans des restaurants huppés, nous parcourions les plus beaux endroits du pays à chaque vacances et puisqu’il voulait que je sois diplômé avant que nous ne fassions des enfants, je me donnais à fond dans mes études car mon plus grand souhait était de faire de cet homme le papa de mes enfants. J’avais enfin obtenu mon bac à notre quatrième année de relation et c’est la que le pire se produisit. Alors que nous étions en ballade, tout allait bien, très bien même, ensuite tout me sembla calme comme si le temps venait de s’arrêter ; j’avais l’impression d’être effacer de la terre comme on efface un dessin sur un papier puis, j’eus un malaise.
Inquiet, il me conduisit à l’hôpital le plus proche. Les révélations sur mon état de santé furent le couteau qui rompit notre relation. Il était parti sans même vouloir essayer ce combat de la vie avec moi alors que plus que tout j’avais besoin de lui. Comme un lâche, il était parti sans jamais revenir. Il m’avait repris mon appartement, la voiture qu’il m’avait offert et ma dignité de femme mais heureusement j’avais réussis à garder un bon paquet d’argent. Beaucoup d’argent même ! Quelques temps après, alors que j’essayais de le reconquérir, j’avais découvert qu’en réalité il était déjà marié et père de trois enfants. Quel imbéciles !
J’allais devenir sage mais devenir sage ne voulait pas dire que tout allait changer. Le monde est ce qu’il est et il nous faut y faire face. Le monde est une vallée de larmes. Nous aimerions y échapper mais la sagesse ne nous en sort pas, au contraire elle nous y plonge. La souffrance est une dure réalité. Il faut avoir beaucoup souffert pour bien parler de la souffrance. Autour de nous, partout, on évoque le racisme, l’exploitation, l’insolent bonheur des nantis, sans oublier les vieillards, les solitaires... et on conclut qu’il n’y a pas de justice. C’est ce que je me disais aussi alors que je voyais ma vie s’écrouler. J’avais déjà perdu une sœur et perdre l’homme que je considérais comme étant celui avec qui je finirai mes jours était d’une douleur atroce. Si atroce que mes deux premières années universitaires furent solitaire. Oui j’avançai désormais seule, sans parler à personne, recroquevillé sur moi-même car j’en voulais au monde.
Grâce aux contacts de Stéphane, j’avais obtenu un bon boulot comme assistante comptable dans un cabinet automobile où j’étais très bien rémunérée et de plus, le travail me permettait de traiter mes dossiers à distances mes jours de cours à l’université. Durant deux années, je jumelais école et boulot dans ma misérable vie solitaire. Beaucoup d’hommes s’intéressaient à moi mais je leurs accordais que très peu de considération. Mon cœur et mon âme étaient ailleurs ! J’avais du mal à l’oublier et de mon boulot je m’étais faite virer à cause de ma soi disante non-intégration dans le collectif qui rendait le travail de l’équipe contre productif. Que des âneries ! J’étais persuadé que Stéphane était pour quelque chose dans mon licenciement.
Puis vint ma troisième année d’université et là, tout bascula à nouveau. Je quittais de mon monde de solitaire à un monde rempli de fantasmes, de sexe et de perversion au côté de ma nouvelle meilleure amie avec qui je parcourus toute la sous région Afrique centrale à la recherche de nouvelles expériences.
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