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Chapitre 3

Et au cours de notre voyage, nous firmes des rencontres accompagnées de moment mémorable et où pour la dernière fois, je connus à nouveau le véritable amour. Les meilleurs moments de ma vie que j’ai mené sans jamais regretter. Mais quand le passé et le présent se rencontre, ça ne peut que faire des étincelles !

Mira était un miracle du ciel ! Une compagne à nul autre pareille. En début de troisième année, s’était un peu glacial entre nous comme avec tous mes camarades. Elle était nouvelle dans l’établissement privé dans lequel j’étudiais et semblait ne s’intéresser à personne comme moi d’ailleurs et ça me frustrait déjà de voir à quel point une personne qui me ressemblait pouvait être désagréable; je me voyais en elle. En classe nous n’étions pas nombreux ; une vingtaine environs et j’étais considérée comme le fantôme de la classe car beaucoup trop froide avec tout le monde en plus d’être toujours à milles lieux de ma classe dans mon monde imaginaire au plus profond de mes pensées.

Notre amitié !

Notre amitié débuta a cause d’une peine de cœur. Nous étions déjà pratiquement en fin de premier semestre. Alors que j’avançais dans les couloirs du campus, je l’avais repéré assise, pensive et très désorienté vu son expression faciale. Elle était triste comme si elle venait de perdre quelqu’un. Un sentiment de déjà vécu s’empara de moi et inconsciemment, je m’étais rapprochée d’elle. J’avais pris place à ses côtés et sans rien dire, je lui avais pris la main en signe de compassion. S’était la première fois en deux ans que je prenais la main d’une autre personne par ma propre volonté. J’étais venue la soulager pourtant, à ce moment précis j’avais l’impression que s’était elle qui me soulageait. J’avais l’impression d’avoir trouvé mon âme sœur, une indescriptible sympathie pour cette jeune fille que je voyais tous les jours en cours sans jamais lui avoir adressé la parole s’était emparé de moi. J’avais des frissons, ce genre de frisson qu’on a lorsqu’on ressens le besoin de protéger un être aimé.

Sans lui avoir adressé la parole, je savais que je venais de trouver une sœur, une amie, une meilleure compagne qui mettra fin à ma solitude qui avait déjà bien trop duré.

- Merci ! Me murmura t’elle avec un sourire sincère après un bref moment de silence.

Oui son sourire était vraiment sincère. Ça faisait longtemps qu’on ne m’avait pas sourire ainsi et ça me faisait tellement de bien.

- Tu... tu... je ne sais pas ce que tu traverses mais j’ai l’impression d’avoir déjà vécu une situation similaire et si je t’ai pris la main c’est pour te dire que tu n’es pas seule. Lui soufflais je du fond de mon cœur. Ses yeux se mouillèrent, elle résistait pour ne pas pleurer puis, elle me fit un long câlin et cette fois, elle ne put empêcher ses larmes de couler. Le moment était à la fois triste et motivant. Motivant parce que je venais de trouver une alliée, une seconde force et elle aussi, il était de mon devoir de la protéger. Après ce câlin et après qu’elle ait séché ses larmes, elle me raconta la raison de sa tristesse : ENCORE UN HOMME !!!!!

- Pourquoi je suis autant triste aujourd’hui après tous ces mielleux moment que nous avons passé ensemble ? Quatre années de ma vie je l’ai consacré à aimer et à cherié c’est homme. Durant quatre années j’ai cédé à ses caprices, je lui ai élevé à la place la plus importante de ma vie et aujourd’hui parce qu’il a un peu il ose m’abandonner pour cette Horchelle ? Une fille sans valeur. Non je ne devrai pas m’en prendre à cette pauvre fille, ajouta t’elle en secouant négativement son doigt, mais pourquoi est ce que je suis entrain de pleurer ici ? Me demanda t’elle en sanglot.

- Ne dis pas : D’où vient que les jours passés étaient meilleurs que ceux ci ? Ce n’est pas par sagesse que tu demandes cela mais parce que ton cœur est meurtri car la sagesse tient compte de la faiblesse humaine et reconnaît son impuissance devant certains événements. Il t’a fait du mal mais il y’a une chose qui sera toujours aussi vrai que l’invisibilité de l’air et c’est le fait qu’il ne te méritait pas. Tu vaux mieux, nous valons mieux !

Je ne voudrai pas le dire mais les hommes sont des monstres. Ils nous prennent, nous poussent à les aimer en nous vendant le rêve pour après nous abandonner comme des chiffons. Pourtant ce qu’ils oublient c’est que la femme est un cadeau du ciel, une pierre rare qu’on protège au péril de sa vie. Ils oublient que nous sommes leurs moitiés et que nous méritons tout l’amour et toute l’attention du monde. Nous sommes des être fragiles et sensibles à le fois, faibles et vulnérables qui méritons qu’on nous rassure, qu’on nous montre à quel point nous sommes des prunelles.