Passer au contenu principal
Noirceur
Noirceur
2 / 3

Chapitre 2 No.2

Le lendemain vers midi, Cléa est dans le bus en direction de l’Allier, dans une petite bourgade paumée. Avec la gentille donation de sa conseillère, elle s’est acheté un pull fin rose pâle, un jean bleu clair moulant, des bottines noires en simili cuir, montantes jusqu’aux chevilles, et un blouson kaki, façon bombers. Ce pull de couleur clair met en avant sa jolie poitrine ronde, le jean la flatte, même si elle a perdu beaucoup de poids, depuis quelque temps. Ses cheveux détachés, son beau visage au teint porcelaine, appuyée à la vitre du bus, elle regarde le paysage défiler, puis s’endort !

Arrivée à son arrêt, équipée de son sac en bandoulière avec les pin’s, et d’un plus grand sac de sport noir, où il y a le reste de ses affaires. Elle regarde l’heure sur son portable, quelqu’un va bientôt arriver la chercher. Un futur collègue ?Combien sont-ils à y bosser dans ce manoir ? Est-ce que ça va bien se passer ?L’inquiétude commence à monter chez la jeune fille. Elle espère tout faire correctement. Rencontrer de nouvelles personnes l’effraie aussi. Son cœur s’accélère quand une voiture Jeep s’arrête à son niveau. La peur de l’inconnu est là et elle refait surface souvent chez elle. Anxieuse des prochains jours, elle se mordille la lèvre inférieure. Un homme grand, maigre, à la démarche vive, avec ses grands pas, voûté au niveau des épaules s’arrête net devant elle. Il a un vieux béret vissé sur sa chevelure bouclée brune. L’air boudeur, les pommettes saillantes, yeux verts, les traits tirés, ce qui ne le rend pas très beau, attitude pas sympathique. Il lance abruptement :

« C’est vous Melle Sire ? ».

Mais Cléa, toute souriante, répond :

« Oui, bonjour ! »

« Donnez-moi ça ! »

Il lui arrache presque le grand sac des mains et le met à l’arrière du véhicule. Quel rustre, pense-t-elle.

« Montez ! On a de la route encore ! »

Décidément pas aimable, Cléa commence à serrer la mâchoire. Il n’a pas l’air sympathique du tout, elle décide de rester calme pour son premier jour, après il verra bien qui elle est ! Et certainement pas de la merde ! Elle ne s’apprécie peut-être pas, mais elle a toujours refusé qu’on la traite mal.

Quelques mètres parcourus avec une conduite aussi brusque que l’individu qui conduit, Cléa dit :

« Que c’est beau ! Votre région est magnifique, tout est vert malgré l’été rude que nous avons eu ! »

Elle le regarde, il ne répond pas, yeux rivés sur la route. Cléa décide de continuer :

« Vous êtes qui au juste ? Je veux dire… Quelles tâches faites-vous au manoir ? »

« Je suis le jardinier on va dire… » puis, il crache dehors, à la fenêtre.

Bon, Cléa abandonne, il est infect. La perte d’énergie, très peu pour elle. Le paysage campagnard respire la tranquillité, autant en profiter ! Cela l’apaise, le soleil va bientôt finir sa course et ils s’enfoncent avec cette Jeep dans une forêt épaisse. L’humidité est dans l’air, la fraîcheur commence à reposer Cléa, la peur s’efface. La noirceur de l’ombre des sapins serait-elle magique ?

Le jardinier, qui n’a pas voulu donner son nom, ralentit de la pédale, ce qui fait comprendre à notre jeune aventurière qu’ils approchent. Effectivement, un ancien portail noir en fer forgé se dresse devant eux, orgueilleusement. Il est ouvert depuis certainement des années, vu le lierre qui l’emprisonne. Il est soutenu par deux grandes colonnes de vieilles pierres, où trônent deux gargouilles représentant des chimères. Le tout faisant bien six mètres de haut, l’ego des riches la surprendra toujours. Elle pouffe pensant que le proprio doit être pathétique, comme tous ces monarques… heureusement décapités ! Sa situation minable la rend si haineuse d’un coup. Leur voiture continue dans cette allée sombre, des kilomètres de forêt à l’intérieur même de la propriété, paraît si improbable. Elle frissonne réalisant qu’elle est loin de tout, isolée. Une énorme demeure se dresse royalement devant eux. Deux escaliers qui se rejoignent jusqu’à la grande porte en bois, d’entrée. Il y a deux énormes griffons en pierres grises, avec des coulures foncées par l’humidité des années. Quatre tours carrées avec des toits en ardoises noires, la façade grise, volets en bois foncé, rendent l’ensemble assez austère ! Même si l’herbe est tondue parfaitement sur bien 200 mètres autour, cet ancien manoir est maintenu dans son charme depuis longtemps. Il y a au loin quelques dépendances, sous un abri, on peut voir ce qui semble être une voiture de sport sous une bâche.

« On est arrivé ! »

Le grand maigre a parlé tout en descendant du véhicule. Cléa descend à son tour, il l’irrite, mais elle se contient, attrape vite son sac de l’arrière et le met dans son dos, puis contemple ce manoir qui semble toucher le ciel nuageux. La grandeur la fascine, la captive, elle s’imagine châtelaine lisant un bon livre devant une immense cheminée !

« Melle Sire ? »

Une voix douce la sort de sa rêverie agréable, et elle trouve le visage d’une vieille femme souriante, yeux plissés par les rides. Elle a l’air douce, se tenant les mains jointes sur son tablier blanc impeccable. Plus petite qu’elle, elle a l’air abîmée par la vie et le travail. Yeux bleus, ses cheveux gris sont tenus en chignon-danseuse. Une idée traverse l’esprit de Cléa, elle veut se préserver un minimum, elle ne veut pas se tuer pour un vieux riche qui ne sera certainement jamais reconnaissant.

« Je vous attendais impatiemment Melle, je ne vous imaginais pas si… jeune… Savez-vous vraiment tenir une maison ? »

« Bien sûr ! Et vous êtes… ? »

« Oh, mais bien sûr je manque de politesse, votre joli minois m’a déconcertée… »

Cléa reste impassible à cette phrase, au contraire elle commence à la blaser.

« Mme Park, je suis l’intendante à qui vous allez succéder. »

« Mme Park ? Vous êtes Anglaise ? Vous avez un petit accent. »

« Héhé oui exactement rien ne vous échappe, c’est bien ! Monsieur le marquis n’apprécie pas les idiots. »

Cléa sursaute de choc. Idiot ? Eh bien, cette vieille est intransigeante comme ce noble qu’elle sert ? Elle n’aurait pas deviné qu’elle était Anglaise, serait-elle passée pour une idiote du coup ? Le doute la prend. Dans quoi me suis-je fourrée ? Quelles situations m’attendent ?

« Mais il fait frais, rentrons. Laissez-moi vous faire le tour du propriétaire… »

Cléa, toujours stupéfaite, regarde la mamie monter les larges marches en granit et se sent observée d’un coup ! De réflexe, elle regarde le bâtiment et voit un rideau blanc se refermer. C’est ça, il y a quelqu’un là-haut, l’inquiétude lui glace le cou, et elle rattrape Mme Park dans l’escalier.

« Qui est là-haut ? »

La vieille femme s’arrête, se tourne, l’examine un instant et dit :

« Ma petite… La curiosité est un vilain défaut ! »

Puis remonte avec un air antipathique. C’est quoi cette réponse au juste ? Je sens que je ne vais pas rester longtemps ici !Cléa n’aime pas cette ambiance qui plane, il y a quelque chose de pesant dans ce lieu. Elle a peur de ne pas être forte pour rester. Elles entrent dans le hall qui est ouvert sur une immense pièce tout en bois noble et foncé, brillant de cire. L’intérieur est impeccable, la déco est vieillotte, heureusement qu’il y a ce grand tapis aux tons rouges qui égaye un peu cette pièce. Un énorme escalier en bois aussi, monte sur l’étage où il y a une allée semblable à un grand balcon. Des cadres de peintures représentant des chasses à courre. Il y a aussi une tête de cerf sur sa gauche, empaillée. Pauvre animal, résonne-t-elle. Pas de photos, ni rien qui représenterait une famille. Sur la gauche, elles prennent une porte qui donne sur un salon grandiose, tenu à la perfection, rideaux en velours bleu roi, meubles cirés en bois, semblant venir d’un roi lui-même. Cléa écoute à moitié la voix de la vieille intendante, elle est captivée par la richesse des lieux. Une vieille horloge comtoise, énorme, fait une onomatopée assez forte. Les cuisines en pierres anciennes, c’est là qu’elle doit manger avec le jardinier Gérard. C’est comme ça qu’il s’appelle ce con !

Elles montent les marches en bois, qui grincent et elles prennent l’aile de droite. Un long couloir sombre, et la dernière porte, après un petit escalier montant, est sa chambre. C’est là qu’elle dormira. Cléa instinctivement se dirige sur la vue de sa fenêtre, c’est si poétique. Le soleil aux couleurs roses, se couche sur la forêt foncée. Petite cheminée, comme dans beaucoup de pièces, avec un grand miroir posé sur le chambranle de marbre. Il a les rebords tout cuivrés, il y a quelques taches noires sur cette glace, marquant son ancienneté. Mais qu’importe, elle s’y voit très bien, assez pour se coiffer. Un lit simple à barreaux aux draps blancs, une armoire en bois de cerisier, et un bureau avec un ordinateur, ce qui étonne la demoiselle. Une porte dans le fond qui donne sur une salle d’eau, confortable, aux vieux carrelages roses et gris.

Cette grande enfant réalise qu’elle a enfin depuis longtemps, sa propre chambre ! Oui, fuir ses parents était sa meilleure décision. Elle a détalé pour vivre dans un appartement délabré avec quelques amis, mais qui ressemblait plus à un squat, rempli de tags, qu’un logement. Néanmoins l’ambiance, drogue, vol, orgie l’a dégoûtée, cela ne lui ressemblait pas du tout ! Elle a fui encore une fois un univers qui l’empoisonnait. Le foyer SDF était un dortoir commun, alors cette chambre… est un vrai bonheur, ce n’est pas si rudimentaire pour elle. La vieille dame s’aperçoit qu’elle fixe cet ordinateur et continue :

« Monsieur de Laborde de Crayssac, le maître, vous donne accès à internet. Moi je n’en ai jamais eu besoin. Je m’en vais dans 5 jours, donc je vous montrerai tout ce que je peux. En revanche, nous allons parler maintenant du maître, mais après c’est tout, je n’en parlerai plus, car c’est impoli. Il veut du silence, ne veut croiser personne, on s’incline quand on le voit, on ne le regarde pas, on ne s’adresse pas à lui directement sauf si vraiment nécessaire. Alors à vous de savoir quand il veut quelque chose. Respectez son intimité ! Ne parler de lui à personne au village quand vous irez aux courses. Aucun détail sur sa personne. Ne le dérangez jamais et interdiction d’aller dans l’aile de gauche. Aucun ménage d’aucune sorte n’est à y faire. Il détesterait ça ! Il aime le travail assidu de la part de ses employés ! »

Après ces informations, Cléa ricane et lance :

« Mais c’est quoi ce type ? Il se prend pour qui ? »

Mme Park, ne rigolant pas de sa blague, la regarde de ses yeux bleus, impassible. Cléa regarde par la fenêtre gênée, elle n’aurait pas dû se permettre ce commentaire, mais faire autant de manières l’insupporte déjà. Cléa demande :

« Il est rentier ou il travaille ? Reçoit-il du monde ? Il a quel âge ? »

« Oui rentier mais il travaille et d’ici, il lui arrive de faire des voyages, il ne reçoit que très peu, quant à son âge… »

« Mme Park ? Il faudrait faire le repas de monsieur le marquis, nous sommes déjà en retard dans nos horaires respectifs ! »

Gérard le grand jardinier au seuil de la porte, les interrompt…

« Ah oui ! Vous avez un tablier dans l’armoire, mettez-le ma petite et allons vite aux fourneaux. Son repas doit être servi à 19 h précise. »

La vieille dame se précipite hors de sa chambre et Cléa jette son énorme sac sur le lit puis s’assoit. Déjà fatiguée de toutes ces règles débiles. Elle doute sur sa capacité à tenir le coup. L’ambiance est sinistre et mon seul collègue serait ce Gérard ? Pfff quelle galère ! Pourquoi y a-t-il des gens qui se font servir à bouffer dans l’aile de leur château, pendant que d’autres n’ont rien ?

Repas caché sous 3 petites cloches en argent, sur un plateau d’argent aussi, la vieille Mme Park accompagne Cléa en direction de l’aile de gauche. La jeune femme s’arrête, le long couloir est noir, il n’y a pas de lumière.

« Rentrer dans l’aile gauche n’est autorisé qu’à 19 h, midi pile et 6 h. On dépose le plateau au premier bureau, la porte à votre droite, dans quelques mètres. Demain matin, vous débarrasserez donc le plateau de la veille en amenant celui du petit déjeuner. Et ainsi de suite. Vous saisissez ? »

« Oui tout à fait mais là… Où j’allume ? Le couloir est noir. »

« Le maître n’aime pas la lumière, passez la main le long du mur jusqu’à ce que vous sentiez la poignée de porte. À force, vous vous situerez mieux ! »

« Sérieux ? Quelles fantaisies ! C’est quoi un vampire ? »

Les grands yeux de Mme Park dévisagent Cléa, qui se pince à présent les lèvres. Elle s’en veut d’avoir parlé trop vite. Mais cette situation ne la rend pas à l’aise ! Est-ce légal après tout ? Caprice de vieux riche, ça commence à l’agacer. Tant pis, elle a besoin de ce travail, le dortoir du foyer, elle n’en veut plus !

Mme Park, l’attend ici, sur le palier et la regarde s’exécuter. La jeune femme se gonfle les poumons d’ardeur, comme si on ne pouvait pas respirer là-bas. Ses mains tremblent légèrement, elle l’entend aux cloches argentées qui s’entrechoquent légèrement. Ce couloir inconnu et obscure, l’angoisse. Main gauche sous le plateau froid et de l’autre à palper le mur en pierre. Quelle situation débile ! Pense-t-elle. Elle heurte de sa main libre du bois, c’est ça… C’est une porte

Ouf, arrivée à destination, elle ouvre. Il s’y trouve un large bureau type Louis 16 qui lui fait face et derrière celui-ci, une fenêtre aux rideaux blancs. Un énorme fauteuil antique style baroque, en toile de Jouy bleu et blanc. On dirait un trône devant ce bureau aux liserés d’or ! Elle y voit dans cette pièce, avec l’éclairage faible du chandelier posé sur un guéridon en bois à droite. D’innombrables coulures de cire de bougie rouge ont figé le chandelier en cuivre. Il n’y a personne. Elle pose donc le plateau sur le bureau, mais ne fait pas demi-tour immédiatement. Sur sa gauche, le coin est noir, la lumière n’atteignant pas jusque-là. Aucune photo sur le bureau, elle s’avance juste à la fenêtre tire le rideau et voit la petite cour gravillonnée. C’était elle que le maître observait, comme ils l’appellent ici ! C’étaient ces rideaux blancs, elle en est persuadée. La vue sur la forêt est jolie d’ici aussi. Elle se tourne et regarde ce bureau, et tout est bien rangé il y a juste un coupe-papier, en forme de dague. Le manche est une tête d’un griffon en or.

« Pfff quel vieux bourge original cela doit être ! »

Cléa parle à voix haute, son ton est méprisant, cette richesse lui donne envie, tout en la dégoûtant.

« Vieux bourge original ? »

Cléa bondit, le coin sombre de la pièce ! La voix grave d’un homme vient de là. Effectivement, une silhouette grande s’y trouve, elle ne peut rien distinguer, si ce n’est des chaussures noires, et cette ombre imposante. Confuse, effrayée elle fixe ce coin noir, et cette carrure informe.

« Je m’excuse je ne vous avais pas vu. »

« Sortez maintenant ! »

Sous le choc de cette vision floue, qui ressemble à un film d’horreur, de réflexe irréfléchi, elle se courbe légèrement et déguerpit en courant. Arrivée au niveau de Mme Park, elle est essoufflée par la crainte. La vieille dame l’interroge :

« Que se passe-t-il ma petite ? ».

« Il… il… il était là ! Il m’a fait peur je ne l’avais pas vu ? »

« Le maître ? Il s’est montré ? Vous avez vu son visage ? »

« Non ! Il restait dans le noir à me regarder. Quel tordu ce vieux ! »

Cléa se tient le cœur, comme s’il allait sauter de sa poitrine, la peur parlant à sa place visiblement.

« Allez vous coucher, rendez-vous à 5 h aux cuisines, nous déjeunons ensemble, et la journée commence à 5 h 30, quand nous préparons son petit déjeuner. Reposez-vous ! Je vous ai préparé un sandwich dans votre chambre ! »

La vieille intendante descend calmement ces escaliers de bois, et Cléa fonce dans son aile, sentant la lourdeur de l’ambiance de l’aile de gauche derrière elle. Elle ferme la porte de sa chambre à clef, puis elle s’allonge et repense à cette voix grave. La voix ne semblait pas venir d’un vieillard. Son cœur tambourine, elle est effrayée par ce maître. Pourquoi la regarder en silence, caché ? Pourquoi la vieille a demandé s’il s’était montré ? Elle fixe le plafond aux grosses poutres foncées, et son imagination est débordante. Vampire ? Vicieux ? Meurtrier ? Elle s’imagine des scénarios terribles, ce qui ne la rassure pas du tout. Elle ne veut pas rester ici ! Se sentant regarder de partout, les bruits grinçants du vieux manoir, qui ferait penser qu’il se déplace, rien ne la rassure à présent.

Cette nuit-là fut très longue, la chouette au loin qui hurle, le vent sifflant sous la fenêtre, et imitant un chuchotement dans sa cheminée. A-t-elle dormi seulement ?

C’est avec des petits yeux qu’elle arrive dans la cuisine, où Mme Park s’affaire déjà, à l’aise. Cléa a mis un pantalon kaki près du corps ainsi qu’un sweat gris à capuche, il fait froid dans ces vieilles pièces ! Ses longs cheveux châtains aux reflets blonds revenus en queue de cheval, elle boit son café, gentiment amené par la mamie, d’ailleurs celle-ci commence déjà à expliquer comment se servir des divers électroménagers. Gérard rentre par la petite porte verte qui donne sur l’extérieur, sans dire bonjour, et s’assoit pour prendre son café. Il dort dans une dépendance à l’extérieur. La porte se rouvre et apparaît un jeune homme blond aux grands yeux bleus et aux lèvres fines. Celles-ci s’étirent d’un sourire chaleureux, quand il voit Cléa.

« Hey salut la nouvelle ! Moi c’est Tom, l’écuyer et autres travaux extérieurs haha ! »

« Salut moi c’est Cléa, la future intendante… si tout va bien ! »

Elle perd son sourire quand elle repense à la veille, elle ne pense pas être embauchée, quand elle l’a traité de vieux bourge original !

« Il n’y a pas de raison, ne t’inquiète pas ! Si t’as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas ! Au fait, j’ai 27 ans et toi ? »

« 25 ! »

« Ah, super, enfin quelqu’un de mon âge ! »

Il a l’air plein de vie, franc, ce qui fait sourire Cléa. Ouf, enfin une clarté dans ce tableau noir.

Envie de continuer la lecture ?

Continuez la lecture pour suivre la suite de l'histoire.

Continuer la lecture

Liste des chapitres

12 chapitres au total

  1. Chapitre 1Chapitre 1 No.1
  2. Chapitre 2Chapitre 2 No.2
  3. Chapitre 3Chapitre 3 No.3

Nouveautés