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Chapitre 2 Chapitre 2.

Je me levai à dix-heures, avec la tête dans le cul, je me rendis dans la cuisine où maman et Leila déjeunaient, je l'ai rejoignis d'un pas assez lent et vins m'écraser sur une chaise, ce qui fit rire ma sœur. Je commençai à manger mon bol de céréales sous leur regard amusé. Oh, là, là, je serais bien restée sous ma couette, moi.

— T'as l'air en forme, dis-moi, dit Leila en se moquant. — Te moque pas de moi, je me suis couchée tard, après une bonne douche, ça ira mieux. — T'as prévu quoi pour aujourd'hui ? Demanda maman. — Je vais installer la salle d'entraînement en bas, et vous ? — J'ai prévu d'aller voir les voisins d'en face. — OK, cool, fis-je prenant une nouvelle bouchée de mes céréales. — Léa, atterris enfin, elle a dit en face, ça ne te rappelle pas quelqu'un ? fit remarquer Leila. — Pour ma défense, je viens d'immerger de mon lit. — Théo habite en face.

Merde, je levai vite les yeux, parfaitement réveillée, en pensant aux dangers qu'il pourrait y avoir. Leila faisait bien de me le rappeler, il ne fallait pas que maman aille là-bas. Sa famille était panthère aussi et elle serait en danger.

— C'est une très mauvaise idée, lui dis-je. — Ce n'est pas lui que je vais voir, mais ses parents.

Ça ne me rassura pas pour autant son histoire. Ah si, j'ai une idée.

— Bien, comme tu veux, mais Leila y va aussi. — Bonne idée, approuva ma sœur. — Je m'incline, souffla maman.

Elles allèrent se préparer, je finis de manger et allai également me doucher. Vingt minutes plus tard, je sortis de la douche réveillée et en forme, je pris des vêtements confortables pour installer la salle d'entraînement, un short noir et un bandeau de sport blanc iraient très bien. Je m'attachai mes cheveux et descendis à la cave pour mettre en ordre cette salle, maman et Leila venaient juste de partir. Je descendis tout le matériel nécessaire qui était dans le garage et commençai le rangement. Par chance, la pièce était assez grande pour que je puisse mettre tout ce que je voulais. Ayant pris mon enceinte, je mis la musique pour être en rythme en installant tout ça.

Ma tâche se finit en plaçant la seconde poutre en bois. Je donnai un petit coup au sac de box rempli de sable, puis la musique suivante résonna dans la pièce. Elle était entraînante, me donnant envie de m'entraîner un peu. Je ne tardai pas à prendre ma décision et frappai une nouvelle fois dans le sac, puis je fis quelques mouvements de souplesse. Je regardai l'heure quand j'allai prendre une gorgée d'eau et vis qu'il était treize heures. J'éteignis l'enceinte et remontai dans le séjour. Ça faisait plus de deux heures qu'elles étaient chez Théo. Que faire, y aller ? Ouais, mais s'il ne se passait rien ? Tant pis, je dirais que le repas était prêt. Je me dirigeai vers la porte, mais je me rendis compte que j'étais en petite tenue, donc j'allai dans ma chambre enfiler quelque chose de moins petit. Un débardeur gris avec un short en jean bleu foncé avec mes tennis noires. Je passai la porte en direction de chez les voisins d'en face et sonnai.

Quel ne fut pas mon agacement quand je vis Théo sur le seuil ! Il arbora un sourire, se cala contre la porte et me regarda de ses putains de beaux yeux marron qui me firent détourner le regard pour être sûre de garder mes mains en sécurité.

— Léa ! Que me vaut l'honneur de ta visite ? — Je viens chercher ma famille. — Et tu crois que nous les avons mangés ? Il rit puis s'écarta de la porte. Viens, entre. — Je reste ici.

Une dame arriva, elle avait un sourire chaleureux.

— Pourquoi vous restez à l'entrée ? dit-elle. — Elle ne veut pas entrer. — Bonjour, Léa, je suis Marta, la maman de Théo. Elles sont dans le salon, viens avec moi.

Je la suivis, un peu surprise vu l'amabilité de son fils. Elle était très gentille et rassurante ce qui ne fit pas le moindre doute sur sa personnalité. Je lançai un regard noir à Théo en le dépassant. C'est dingue d'être attiré et vouloir tuer la même personne. Je passai dans un couloir et tournai à droite puis entrai dans le salon. Il y avait bien maman et Leila assises sur un canapé, un homme était sur un fauteuil, le père de Théo je présumai vu la ressemblance, ainsi qu'une fille de mon âge. Mais le truc que je ne compris pas, c'était son odeur. Humaine, ça, c'était bizarre. Et puis, je ne l'avais pas vu l'autre jour.

— Léa, tu es venue ? fit maman. — Oui, vous chercher. — On va bien, je t'aurais appelée sinon, m'assura Leila.

L'homme se leva de son fauteuil et me tendit sa main avec un sourire timide. Pendant qu'on se serrait la main, je la trouvai chaude, ce qui ne m'alarma pas étant donné que c'était une panthère. Je le regardai dans les yeux et vis une fraction de seconde mon père qui souriait.

— Vous êtes un ami de mon père ? lui demandai-je. — Oui, comment tu le sais ? répondit l'homme surpris. — Une intuition, je suis Léa. — Mark, je suis ravi de faire ta connaissance. — Mark et Marta étaient de très bons amis à votre père, j'avais complètement oublié qu'ils vivaient ici, dit maman embarrassée.

Je lui fis un signe de tête comme quoi on n'en parlerait plus tard. Je me tournai vers la fille près de Théo.

— Bonjour, je m'appelle Léa, souriant à la fille humaine. — Je suis Alice, la petite amie de Théo, enchantée. — Ah oui… d'accord, enchantée.

What ?

Il sort avec une humaine, non mais quel con ! Il ne sait pas tout ce qu'on a traversé avec ma famille à cause de ça, une relation humaine/panthère, ça n'apporte que des ennuis. Fallait que je parle à ses parents. Je lançai un regard à Leila et à maman qui hochèrent leurs têtes. Elles savaient à quoi je pensais.

— Tu es en Terminale aussi ? me demanda-t-elle. — Oui… euh, Mark, Marta, je peux vous parler en privé ? — Allons dans le jardin, dit Mark.

Je fixai Théo en suivant ses parents dehors, je sortis mon téléphone et le mis en mode grésillons pour être sûr que Théo n'écoute pas. C'est une application pour les chiens et, sans nous traiter de chiens, il marche sur nous aussi. Ça brouille notre ouïe super développée. Il doit vraiment l'aimer pour briser cette loi, ce qui dans un sens me rend triste.

— On t'écoute, dit Marta. — Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais sortir avec une humaine, il est timbré. — On sait, mais il fait attention, fit Mark en passant sa main sur sa nuque. — Vous savez pourquoi mon père est mort, je ne veux pas que la même chose arrive à Théo, je ne veux pas dire qu'ils doivent rompre, mais juste qu'ils soient très prudents, car si mes grands-parents l'apprennent, ça ira très mal, déjà que ses amis sont au courant de ce que nous sommes, il a transgressé plusieurs règles. — On le sait, mais il leur fait confiance, tu as une idée ? demanda Marta. — Ce ne sont pas mes histoires, j'informe juste, mais que Théo réfléchisse bien aux conséquences. — Merci, Léa, on fera attention, fit Mark en hochant la tête. — D'accord, dans ce cas, je vais y aller. — Tu ne veux pas rester ? — Non merci, dis-je en me dirigeant vers la porte. Ah, Mark, j'ai su que vous étiez l'ami de mon père, car il y avait son reflet dans vos yeux et il souriait.

Je retournai au salon et les vis en train de rigoler. Je leur signalai que je rentrais et les laissai discuter encore pendant un moment. Je rentrai et soufflai un bon coup. Sortir avec une humaine, non mais, c'est la totale ça ! Je m'adossai à la porte et regardai le plafond espérant que mon père entende mes paroles.

— Qu'est-ce que je dois faire ? C'est quoi son délire de sortir avec des humains et de leur révéler nos secrets ? Le fils de te amis est timbré ! On a assez de problèmes pour ne pas avoir à gérer ceux des autres. Et, en plus, j'ai faim.

J'allai à la cuisine me faire une omelette avec de la salade. Tout était en train de cuire à la poêle quand je vis une photo sur l'étagère, elle représentait moi, papa, maman et Leila petite, elle était trop chou. Puis mon regard se posa sur mon père, il me manquait tellement que je ressentais ce manque à chaque instant. Je revins sur terre avec une alarme qui me criait dans les oreilles, une odeur de brûlé en plus, mon omelette prenait feu et celui-ci se propageait sur le torchon à côté puis sur les rideaux. Je devais utiliser la magie, sinon on n'aurait plus de maison. Je levai les mains et prononçai « feu » mes paumes vers le ciel et me concentrai pour faire venir le feu sur mes mains. Leila et Théo arrivèrent à ce moment-là.

— Léa, tu vas bien ?

Leila essaya de s'approcher, mais je l'arrêtai du regard.

— Oui, mais n'approchez pas, je vais essayer de gérer ça. — Tu ne gères pas le feu, tu en as peur, c'est trop dangereux. — Je vais y arriver.

Je me concentrai à nouveau sur le feu et fermai mes mains et les rouvris 10 secondes plus tard. Les flammes qui étaient sur les rideaux jaillissaient de mes paumes. La chaleur monta en moi et je ne savais pas comment faire disparaître le feu, je gardais mon calme et priai pour qu'on m'aide. Théo se mit devant moi en regardant mes mains.

— Éteins-le, dit-il. — Je ne sais pas comment faire. — Tu aurais dû prendre de l'eau alors. — Ça brûle, je dois faire quoi ? — Laisse-moi faire, grogna-t-il en se rapprochant de moi.

Théo posa ses mains au-dessus des miennes et aspira le feu de mes mains qui venait vers lui en deux secondes. Une fois fait, il referma ses mains et les rouvrit vides. Le feu me brûlait tellement les mains que c'en était devenu insupportable. Je me sentis tomber en avant, puis le trou noir. *

Je me réveillai dans mon lit, je sentis mes mains comprimées et y vis des bandages. Théo était à ma fenêtre au téléphone, je reconnus la voix d'Alice. Il coupa la communication, voyant que je m'étais réveillée. Il s'approcha de moi, s'assit sur mon lit au niveau de mes hanches.

— Tu vas bien ? — Oui, et c'est grâce à toi, merci. — C'est la première phrase sympa que tu m'as dite depuis que nous savons notre nature. — Oh, c'est bon, dis-je en levant mes mains. Tu m'expliques ? — Tu étais brûlée au troisième degré, donc on t'a mis de la pommade et des bandes, mais je croyais que tu maîtrisais le feu ? — C'est le seul que je ne maîtrise pas. — Pourquoi tu as menti ? — Je n'allais certainement pas te dire que j'avais peur du feu, alors que tu n'avais aucun souci avec. Mais trop tard, le mal est fait. Tu peux enlever ça, s'il te plaît ? demandai-je en montrant mes mains bandées. — Ça ne doit pas être totalement guéri.

Il enleva les bandes une à une et, comme je le pensais, je n'avais plus rien. Je le savais déjà, mais lui était totalement surpris de voir mes mains aussi intactes. Ce qui me fit un peu rire.

— Comment tu as fait ? demanda-t-il. — Je suis tombée dans les vapes si tu te rappelles bien. — Pourquoi tu ne me fais pas confiance ? — C'est très simple, tu cherches la mort. — Je ne comprends pas. — Tu ne comprends pas, des humains sont au courant pour ton côté surnaturel et le nôtre maintenant, en plus tu sors avec une humaine, excuse-moi, mais j'appelle ça chercher la mort. — Je ne la cherche pas. — C'est que tu n'en es pas conscient, te parents ne t'ont rien dit sur ça ? — Si, de ne pas la présenter à d'autres surnaturels, car elle serait blessée. — Pas que ça, soupirai-je. Tu peux partir, je ne te retiens pas.

Il ne me répondit pas, mais s'avança vers moi. Je ne bougeai pas ne sachant pas très bien ce qu'il allait faire, mais quand je vis qu'il regardait mes lèvres, je posai sa main sur sa poitrine juste avant que nos lèvres se touchent, mais il n'en tint pas compte et posa sa bouche sur la mienne. Je ne bougeai pas, trop surprise de le sentir si près de moi. Ses lèvres bougèrent contre les miennes et je répondis à son baiser en sentant des milliers de feux d'artifice dans mon ventre.

Je me sentais pour la première fois de ma vie comblée, mon cœur que je croyais meurtri était de nouveau rempli, mais la tête d'Alice me vint à l'esprit et je réussis à murmurer : « Tu ne peux pas faire ça » en le regardant dans les yeux. Il s'arrêta, me regarda, puis partit en vitesse en claquant la porte. Je n'y croyais pas, il m'avait embrassée. Théo. Pourquoi ? Ce n'est pas que je n'avais pas aimé l'embrasser, bien au contraire, mais j'avais tout de suite pensé à Alice.

Avant que je puisse mettre ma tête sous la couette, maman arriva avec un plateau et ça sentait très bon. Elle le posa devant moi après que je me sois redressée. Elle prit place sur ma chaise de bureau pendant que j'attaquais mes carbonara.

— Ça va mieux ? demanda-t-elle. — Oui, j'ai juste un peu trop forcé avec le feu. — Comment cela est arrivé ? — Je faisais à manger et ça chauffait. J'étais tellement absorbée par la photo de nous sur le meuble que ça a pris feu.

Je haussai les épaules.

— Montre-moi tes mains, dit-elle en les regardant. — Maman, c'est inutile, tu sais bien que moi et Leila avons ce pouvoir. — Oui, et je remercie votre père de vous l'avoir transmis. — Moi aussi, il nous sert beaucoup. — Bon, je vais te laisser, demain il y a cours.

Elle se leva de la chaise, vint embrasser le front et alla vers la porte.

— C'est vrai, bonne nuit, maman. — Bonne nuit, Léa.

Je finis mon plateau et le posai sur mon bureau pour ensuite me mettre en pyjama. Mon lit me réclamait et je ne tardai pas une seconde de plus à m'endormir. Je rêvai de deux beaux yeux marron m'embrassant à nouveau, mais, à ce moment-là, je ne l'arrêtai pas, au contraire. Bon, comme c'était un rêve, je pouvais me laisser aller, mais faudrait vraiment que je me contrôle quand mes yeux seraient ouverts.

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  1. Chapitre 1Chapitre 1 Chapitre 1.
  2. Chapitre 2Chapitre 2 Chapitre 2.
  3. Chapitre 3Chapitre 3 Chapitre 3.

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