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Capítulo 2 Une visite surprise

3 jours plus tôt

J'étais assis dans mon salon et j'ai commencé à écrire quelques lignes de ma prochaine nouvelle. L'histoire parlait d'un pédophile qui trainait dans les rue de Québec, il approchait les jeunes en leur vendant à bas prix des espadrilles de grandes marques. Cette histoire était tirée d'un fait vécu par moi et mon frère quand on était jeune. Nous avions croisé cet homme à la sortie d'un magasin mais contrairement à l'histoire que je m'apprêtais à écrire nous n'étions pas monté dans sa camionnette.

J'écrivais le soir après le souper pour songer à autre chose qu’aux chiffres et aux calculs qui occupaient toutes mes journées. Il était tard et je n'avais pratiquement pas dormi la veille donc c'était difficile de rester concentré. Avant de tomber complètement endormi, j'ai décidé de me faire un café.

Tout à coup on a frappé à la porte, j'ai regardé ma montre, vingt-trois heures. Qui peut venir frapper à cette heure ? Je suis allé voir, j'ai ouvert la porte mais il n'y avait personne. Je suis retourné à mes affaires lorsque j’ai entendu frapper à nouveau. Une image se dessina dans ma tête, celle d'un corbeau, qui frappait doucement, frappait à la porte de ma chambre.

Toc, Toc, Toc.

Je suis sorti de mes rêveries et j'ai regardé dans l'œil magique avant d'ouvrir. C'était mon frère Jean et il n'avait pas l'air de bien aller. J'ai ouvert la porte et il m'a dit d'un air paniqué:

- Henry il faut que tu m'aides, ça ne va pas du tout. J'ai abusé de la coke ce soir et je n'arrive plus à sortir de mon trip, j'hallucine ben raide. Je ne sais même pas comment j'ai pu faire pour me rendre jusqu'ici.

- Ne t'inquiètes pas, reste avec moi et je vais t'aider. Assis-toi ici on va discuter un peu.

- Normalement ça ne dure jamais aussi longtemps, tout à l'heure il y avait une araignée géante qui me pourchassait et présentement je te vois en double.

- Ferme les yeux et concentre toi sur ma voix, on va essayer de te relaxer quelques minutes, ensuite je vais te donner quelque chose à manger.

Les minutes sont passées et il avait l'air un peu plus calme.

- Je vais aller te préparer un sandwich.

- Merci, merci d'être là pour moi.

- Pas de problème, tu sais que je vais toujours être présent au besoin.

J'étais en train de fouiller dans le frigo quand le téléphone a sonné. Probablement quelqu'un qui cherchait mon frère.

- Allo.

J'entendais quelqu'un pleurer. J'ai répété.

- Allo.

- C'est Sara, Henry. Je...

- Calme-toi, respire et dis-moi ce qu'il y a.

- C'est Jean, Jean est mort Henry d'une overdose.

J'ai regardé dans le salon et il était encore là. Assis en train de me fixer et Il dit:

- Qu'est-ce qu'il y a une mauvaise nouvelle ?

J'ai laissé tomber le téléphone et tout est devenu noir.